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Une suite à la journée du créole

Ce mardi 30 octobre 2012 à partir de 18h30 dans le cadre de la journée du créole, la médiathèque accueille une rencontre littéraire autour du créole et de deux ouvrages « Mi Yo ! » et « syntaxe créole comparée » en présence de leurs auteurs.

« Mi Yo ! » est une démarche novatrice et d'autorité publique pour l'apprentissage du créole aux élèves de CE2, CM1 et CM2. Deux ouvrages pédagogiques composent « Mi Yo ! », un fascicule pour les enseignants accompagné de documents à télécharger et un livre de contes pour les enfants. Des contes expliqués, disséqués, analysés afin de se familiariser avec la langue et la culture créoles. Un peu à l'image de ce qui se faisait naguère avec les fables de Lafontaine... Aujourd'hui, on peut dire que la langue créole a toute sa place dans le cadre de l'école de la République, puisque l'État et la Région Martinique ont signé une convention de partenariat pour le développement et la structuration de l'enseignement du créole à l'école publique signée le 22 février 2011. Ils sont quatre auteurs et éducateurs Laure Etilé-Mauvois, Michel Béroard, Georges Mauvois et Marie-Denise Grangenois (ces deux derniers seront présents ce soir), à signer ces ouvrages.

Quatre créoles...

Quant à « syntaxe créole comparée : Martinique, Guadeloupe, Guyane, Haïti », il vise un public plus âgé, et notamment les étudiants. Ce livre présente les principes méthodologiques qui permettent de reconnaître les analogies syntaxiques existant entre quatre créoles à base lexicale française de la zone américano-caraïbe (Martinique, Guadeloupe, Guyane, Haïti). L'ouvrage signé Robert Damoiseau permet aussi de cerner leurs spécificités. L'étudiant disposera ainsi d'éléments d'analyse indispensables pour situer chacun de ces créoles au sein de l'ensemble.

Cette rencontre littéraire l'occasion de réfléchir sur les acteurs, outils et démarches pour l'appropriation du créole et singulièrement de se demander quelle est la part active de l'école dans cette appropriation. Avec « Mi Yo ! » et « syntaxe créole comparée : Martinique, Guadeloupe, Guyane, Haïti », la journée du créole joue les prolongations ce mardi 30 octobre 2012 à partir de 18h30 à la médiathèque du Lamentin, rue Hardy de Saint-Omer.

 

Pleins feux sur les auteurs...

- Marie-Denise GRANGENOIS
Formatrice à l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) de Martinique, elle est passionnée de littérature et plus particulièrement de littérature du monde noir. De 2000 à 2008, elle a présenté sur des chaînes de télés locales des chroniques littéraires et a animé pendant deux ans sur ATV une émission littéraire « danse avec les mots ».

- Georges Euléthère MAUVOIS
Sa carrière d'activiste politique précède sa carrière littéraire. Dans les années 1960, il est nommé membre du Comité Central, dirigeant du PCM (Parti Communiste Martiniquais). Syndicaliste et militant politique engagé, Georges Mauvois est déplacé d'office en France en 1962 par les autorités politiques françaises. Mais il refuse de quitter la Martinique et se voit révoqué des PTT, où il était cadre supérieur. Cette période de non-emploi lui offre le loisir de se mettre à l'écriture. Il commence sa carrière de dramaturge par la pièce « Agénor Cacoul » (1966). Largement influencée par le théâtre de Molière, « Agénor Cacoul » aborde le sujet de la corruption du pouvoir politique. ll se reconvertit ensuite dans l'apiculture avant de reprendre des études de droit et de rentrer au barreau. Ce n'est que dans les années 1980 qu'il revient au théâtre, un théâtre critique vis-à-vis du pouvoir français et de l'aliénation de ses compatriotes, dont il se moque assez souvent de façon comique, voire farcesque. Georges Mauvois fait la satire de la société coloniale et souhaite réveiller les consciences. Il joue habilement des deux langues (créole et français), soit séparément (certaines pièces sont uniquement créolophones ou francophones), le plus souvent en alternance. Défenseur invétéré du créole, Georges Mauvois a traduit en créole l'« Antigone » de Sophocle et le « Dom Juan » de Molière, pièces qui n'ont pas été mises en scène. Dans une pièce historique (en français), « Ovando », Georges Mauvois revisite de manière originale le passé de la conquête espagnole de Saint-Domingue, en tentant de renverser le cours de l'histoire. Mauvois est également l'auteur de recueils de contes, de sketches et d'une biographie romancée.

- Laure ETILE-MAUVOIS
Psychomotricienne retraitée, Laure Etilé-Mauvois est une militante culturelle de longue date, défendant singulièrement la culture antillaise. Elle est passionnée de photo et de peinture. Elle participe aux nombreuses expositions collectives de l'association d'artistes PABE. Pendant longtemps, elle était membre de l'association de bèlè AM4. Aussi en 2010, elle participe à la création de l'association « lespri bèlè » et en a été la vice-présidente pendant une année. Cette association vise à initier au bèlè les enfants des quartiers « Bo Kannal » à Fort de France. Laure Etilé-Mauvois a produit les textes des « Ti Koudzié », que l'on retrouve après chaque conte du livre « Mi yo !».

- Michel BEROARD
Membre de l'Association Schoelchéroise pour le Développement de la Musique et des Arts (ASDMAS). Il enseigne la musique. Artiste musicien, fondateur du premier établissement d'enseignement de l'Informatique Musicale en Martinique, il a enregistré les contes et « Ti Koudzié » pour le téléchargement sur le web.

- Robert DAMOISEAU, auteur de « Syntaxe créole comparée »
Il est professeur émérite de linguistique à l'Université des Antilles et de la Guyane et membre du CRILLASH (Centre de recherches interdisciplinaires en lettres, langues, arts et sciences humaines). Ses centres d'intérêt et ses enseignements portent sur la syntaxe comparative. Après avoir consacré plusieurs ouvrages aux rapports qu'entretiennent avec le français les créoles à base lexicale française de la zone américano-caraïbe, il a orienté ses travaux vers la comparaison syntaxique entre quatre créoles constitutifs de cet ensemble : le créole martiniquais, le créole guadeloupéen, le créole guyanais et le créole haïtien.

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