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Le parcours santé de Morne Cabri de nouveau opérationnel...

Sur une distance de 1 750 m, le parcours santé du Morne Cabri a été rendu depuis le 7 février aux lamentinois et à la population martiniquaise après neuf mois de travaux et de fermeture au public. Des travaux qui rentrent dans le cadre du volet Aménagement et Cadre de Vie du Projet de Ville 2. Ils ont consisté en la réhabilitation et la modernisation du parcours sportif tout en y apportant des innovations et aussi la valorisation du milieu naturel. Des travaux budgétisés à hauteur de 1 064 800 euros pour la réhabilitation du parcours de santé et de 348 304,50 euros pour la réhabilitation du milieu naturel, soit un total hors taxes de 1 413 104,50 euros. L'ensemble du site comprenant le centre nautique fait également partie de ce programme. Retour en images...

C’est avec émotion qu’Omer Murté, président de l’Office des Sports, ainsi que le Maire Pierre Samot ont évoqué dans leurs allocutions la réouverture au public de ce « petit bout de terre entre ciel et mer ». L’occasion aussi d’apprendre que c’est lors d’un séjour au Canada que ce projet a germé dans l’esprit du Maire jusqu’à voir le jour en juillet 1993.

La fréquentation grandissante au cours des années est venue conforter ce choix, mais également détériorer progressivement le site jusqu’à ce que le cyclone Dean en 2007 fasse de réels ravages sur la végétation. A par de là, il fallait obligatoirement s’atteler à des travaux de réhabilitation. C’est désormais chose faite pour un budget de 1 064 800 euros pour la réhabilitation du parcours de santé et de 348 304,50 euros pour la réhabilitation du milieu naturel, soit un total hors taxes de 1 413 104,50 euros. Chacun a donc pu mesurer le 7 février au cours de la visite inaugurale commentée par Gilles Charlotte, le Directeur des Services Techniques, l’ampleur des travaux réalisés tant sur le parcours lui-même que sur le milieu naturel dans lequel il est intégré.

Un parcours sport santé étoffé et innovant

Les travaux sur le parcours ont consisté à la mise aux normes de sécurité de l’équipement, à la réalisation de travaux de voirie (canalisation des eaux pluviales), à la rénovation complète du revêtement et des bordures du parcours, à la mise en place de points d’eau, d’abris, de bancs, de poubelles en bois traité intégrés dans l’environnement. Le parcours innove et offre des agrès en Iroko (bois africain) qui permettent de faire des étirements en début et en fin de parcours et de la musculation. Première en Martinique, le parcours santé propose un espace musculation en plein air avec des agrès, une fiche explicative et des exercices à réaliser en fonction du niveau de l’utilisateur.

Le site du Morne Cabri doit son succès au fait qu’il est un poumon naturel, véritable écrin végétal au cœur de l’agglomération du centre. Plusieurs études diagnostics ont permis de démontrer les effets de la fréquentation croissante et d’un entretien inadapté sur la faune et la flore. Elles ont permis de préconiser un plan d’action qui repose sur trois thèmes. Tout d’abord, la réhabilitation de la flore (reboisement de la forêt sèche), ensuite la découverte du site (mise en place d'un platelage et de la signalétique), et enfin la gestion plus écologique de la faune et la flore présentes sur le site. Des thèmes qui seront développés plus largement dans notre prochaine édition.


• Volet Réhabilitation du Parcours de Santé
Organismes % Montant hors taxe
Département 30 % 319 440 €
CACEM 35 % 372 680 €
Ville du Lamentin 35 % 372 680 €
TOTAL 100 % 1 064 800 €

• Volet Réhabilitation du Milieu Naturel

Organismes

% Montant HT
Ville du Lamentin 31 % 109 107,51 €
CACEM 31 % 109 107,51 €
FEDER 38 % 130 089,48 €
TOTAL 100 % 348 304,50 €

Un milieu naturel exceptionnel à préserver

La grande nouveauté du site, c’est le platelage excessivement réservé à la promenade qui traverse la mangrove et permet l’accès aux ruines d’un four à chaux, puis à une vue incomparable sur le fond du Cohé du Lamentin. Par ailleurs, attraits patrimoniaux du site, les vestiges des anciennes activités humaines ont été protégés, à savoir les ruines de l’ancienne habitation, la source chaude, le puits et la mare. Aussi, la valorisation et l’entretien de ce site ne sauraient se faire sans la contribution de chacun des usagers du parcours qui sont invités à protéger et surtout respecter ce bel équipement réhabilité pour eux.

Témoignage : histoire de Four-à-Chaux et du Morne Cabri

Par Alfred Sinosa, quatrième adjoint au Maire du Lamentin, inspecteur honoraire de l’Education NationaleAu sud ouest du bourg du Lamentin, le quartier Four-à-Chaux comprenait toute la zone industrielle de la Lézarde en plus de la population et des terres où se situe actuellement les HLM de la SIMAR, la rue Clémencin. L'autoroute n'existait pas, ni l'actuel chemin qui mène au pont qui le traverse.
Avant la seconde Guerre Mondiale, on tirait de grandes quantités de chaux des fours appartenant à la famille Sinosa. C'est de là que vient le nom du quartier où l'on produisait également du charbon de bois de campêche. La Chaux produite servait à amender les sols pour l'agriculture.
En 1960, les petits propriétaires du secteur ont été expropriés de leurs biens par la volonté de la Chambre de Commerce dirigée par la classe des colons, pour la construction de la zone industrielle de la Lézarde. Au fur et à mesure de l'installation des entreprises, et du déclin de l'industrie sucrière des ouvriers agricoles et employés d'usines au chômage provenant du Robert, du François, Rivière-Salée et des usines de Soudon et du Lareinty, commencèrent à habiter le quartier, construisant ça et là de petites maisons de fortune afin de se rapprocher de leur lieu de travail. Très vite, des centaines de familles occupèrent Vieux Pont, Four à Chaux et la « Mangrove ».

Une grande diversité d'espèces animales et végétales
Tout au fond de cette zone en traversant la mangrove, on aboutit à une sorte d'îlet connu sous le nom de « Morne Cabri » où vivaient des propriétaires fortunés dans une grande maison coloniale dont les ruines sont encore visibles. D'après les anciens, les cabris y vivaient à l'état sauvage. D'où le nom de « Morne Cabri ». Ce monticule émergent de la mer est une curiosité de la nature, car entouré de mangrove et de la mer. Il offre un véritable espace d'agrément avec une grande diversité d'espèces animales et végétales. Le site du Morne Cabri est un véritable laboratoire pour étudier cet écosystème unique et en péril qu'est la mangrove.
Dès l'époque sucrière, les bateaux remontaient le canal depuis le Morne Cabri jusqu'au pont du Calebassier pour aller charger des centaines de sacs de sucre et de tonneaux de rhum, que la locomotive transportait sur les rails du chemin de fer allant de l'usine de Soudon, traversant la plaine du Lamentin puis le Calebassier et Vieux Pont. Il existe plusieurs sources chaudes aux environs du Morne Cabri et l'on peut constater en divers points le bouillonnement de ces eaux qui pourraient être exploitées dans le cadre du Thermalisme. Le Morne Cabri est un véritable trésor pour le patrimoine naturel et historique du Lamentin et de la Martinique et chacun doit participer à sa protection.

Les mesures prises pour préserver et mettre en valeur le milieu naturel

Thème 1 : la flore forestière et mangrove/la faune aviaire

- Arrêt de l'entretien, pour favoriser la mise en place d'unités floristiques à régénération naturelle,
- Plantation d'espèces de grande qualité botanique et écologique, rares ou menacées,
- Plantation d'arbres de moyenne tige en alignement pour palier aux fortes chaleurs de la période de carême,
- Traitement des rigoles en terre existantes,
- Introduction et replantation d'espèces fruitières rares et anciennes,
- Mise en place d'une accroche visuelle sous la forme de percées visuelles transversales sur les deux rives de la mangrove,
- Mise en place d'une traversée botanique sous la forme d'un platelage à travers l'épaisseur végétale depuis la zone forestière jusqu'à la lagune,
- Réalisation de points d'eau supplémentaires.

Thème 2 : la muséographie, la signalétique et les circuits d%u2019orientations thématiques

La valorisation du milieu passe par l'éducation, et par la transmission de l'information vers tous les utilisateurs du site :
- Mise en place de panneaux muséographiques, réalisation de travaux de mise à niveau pour la source chaude, la mare et les ruines,
- Etiquetage des principales espèces végétales,
- Création d'un sentier botanique,
- Création de circuits de promenades d'orientation sous forme ludique.

Thème 3 : la gestion plus écologique du site

Il s'agit de changer le mode de gestion et d'entretien omettant le « milieu naturel » support. Ce mode de gestion dit en «traitement doux » prévoit :
- Fauchage trois fois dans l'année, laissant les strates inférieures se mettre en place,
- Session d'élagage, d'entretien et de reformation de certaines espèces,
- Abattage des arbres en fin de vie et/ou malades,
- Nettoyage régulier de la lisière de mangrove et autour des ruines,
- Replantation intelligente et bénéfique à l'ensemble du milieu vivant pour la diversification de l'ensemble des strates végétales.
Réalisé et hébergé par Web et Solutions avec OASIS 2009